Bâtie au pied des contreforts des monts de l'Edough, Annaba se trouve naturellement abritée contre les vents du nord et surtout des vents de l'Ouest qui sont les plus fréquents et les plus mauvais.
La côte à partir de l'embouchure du Seybouse se dirige dans le sens sud nord. Elle est animée d'une belle route en corniche de près de 12 km dans les détours de laquelle les falaises alternent avec les petite plages au sable fin, doré et clair. Au bout de ce chemin touristique, c'est le cap de garde, plus connu sous le nom de Ras El Hamra. Là, l'illusion est parfaite d'être entouré par trois mers, Sur les hauteurs, un Bordj-El-Fnar, élevé sur une puissante tour, guide les navires durant la nuit grâce à la coloration de son foyer et à ses durées d'occultation.
A partir de la ville et vers l'est, jusqu'au cap Rosa la côte est formée d'une plage de plus de 30 Km, limitée par des dunes peu élevées, à l'arrière des quelles l'herbe abondante et touffue ne laisse rien voir des nombreuses sources dont l'une d'elles Bouguelez alimente la ville.
Quand à la région plus à l'est de ces sources vers El-Kala, si belle qu'elle révèle à celui qui la visite ses lacs, ses étangs et surtout ses forêts qui donnent à certains moments l'apparence d'un site inondé. Elle est autant accueillante aux pêcheurs qu'aux chasseurs. Les cerfs par troupeaux y poursuivent une vie libre quoique souvent alarmée par des coups de fusils anonymes et des pertes irremplaçables. Le gibier, sanglier, lièvre, perdrix et caille y abonde, de même que les différentes espèces d'oiseaux aquatiques dont la chasse se fait à bord de petites embarcations.
_ Entre Annaba et El Kala, vers l'intérieur des terres jusqu'aux contreforts du massif de la Medjerda, cette admirable plaine, l'une des plus fertiles en Algérie, est irriguée dans sa partie orientale par le barrage de la Bou-Namoussa, une réalisation importante de cents dix millions de mètres cubes. Plus à l'intérieur, vers SoukAhras, sur les sommets et les flancs des montagnes se dressent des forêts luxuriantes de chêne-liège : celles des Ouleds Bechih et d'Aïn Afra ont des sites magnifiques très accidentés. Quant à la région d'Ain-Seynour - El Machrouha, de par sa verdure, une Suisse Algérienne, elle dispose de sources minéralisées dont le renom est très ancien.
Des eaux très abondantes, chaudes et sulfureuses se trouvent dans la banlieue de Souk-Ahras. Ces sources ont pour noms Hammam-Zaïd, Hammam Tassa et Hamam N'Baïl. Autour de Tifech, Taoura et M'Daourouch se trouvent des terres fertiles d'une réputation méritée. Leurs blés durs sont très appréciés par la "semoulerie" et "l'industrie" des pâtes alimentaires.
Le sud immédiat de Annaba, entre cette ville et Dréan, est en pleine mutation historique. Ce n'est plus seulement une région agricole des plus riches couvertes de vignobles, de verges, d'orangeraies, de cultures de transformation telles les tomates, tabacs, betteraves, coton, tournesol, c'est surtout une zone industrielle avec le complexe de sidérurgie d'El Hadjar, les installations phosphatières de la Sonatrach, les usines de fabrique de wagons, etc. Au-delà de Dréan et vers Guelma, c'est aussi une terre alluviale aux ressources agricoles nombreuses et variées. L'élevage des bovins y est important. L'huile est excellente et même abondante.




